Il me suit depuis tant d’années, ce foutu syndrome de l’imposteur. Il a pesé si lourd sur mes épaules, jusqu’à m’écraser parfois. Il a toujours été là, d’aussi loin que je me souvienne. Je ne savais simplement pas le nommer, je ne savais simplement pas qu’il existait. Depuis que j’ai mis des mots sur ces symptômes, ce poids s’est envolé, cela ne vient donc pas que de moi.

Mais il est vicieux, cet imposteur, et il ne peut s’empêcher de revenir à la charge. Il m’empêche même d’avancer, il m’a d’ailleurs souvent amenée à me saboter, à ne jamais savourer mes réussites. Réu-quoi ? Connais pas !

 

🤔 Syndrome de l’imposteur et légitimité

 

La question de la légitimité s’est souvent posée, je ne sais même pas pourquoi puisque la réponse était toujours et inévitablement négative. Non, je n’étais pas légitime. Mais c’est probablement ça, ma plus belle victoire sur le syndrome de l’imposteur. C’est justement parce qu’elle continuait de se poser, la question, qu’il n’a jamais véritablement gagné. Ca m’a torturée pendant des années, mais ça m’a aussi sauvée.

Ca m’a sauvée de cet état tétanisant, ça m’a permis d’avancer malgré tout, malgré mes doutes et mes incertitudes, ça m’a permis d’accomplir ce qui était important pour moi au moment où ça l’était, même si je ne le savourais pas toujours pleinement. Parfois j’ai cru en moi. Parfois je faisais les choses mécaniquement. Et c’était suffisant. Aujourd’hui j’aimerais pouvoir dire que c’est tout le temps le cas. Mais non.

 

⚖️ Syndrome de l’imposteur et estime de soi

 

L’école ne m’a jamais vraiment inculqué l’estime de soi, il faut dire. La société m’a toujours rabâché que ce n’était pas bien d’être fièr.e de soi. Que c’était de la suffisance. Et que ce n’était pas bien d’être suffisant.e. Elles m’ont souvent rappelée à l’ordre. Que mes réussites, je les devais toujours à quelqu’un, mais rarement à moi-même. Qu’il y avait, la plupart du temps, des circonstances extérieures qui avaient pesé dans la balance. Et que lorsque ce n’était pas le cas, c’était tout simplement une question de chance.

Le mérite, c’était quelque chose qui m’était inconnu. Et on m’a souvent rappelé que ce n’était de toute façon, pas vraiment ce à quoi je devais aspirer. Tout a toujours été là et fait pour me rappeler que ma priorité numéro un, c’était la beauté, il n’y a jamais vraiment eu de place pour autre chose que ça, quand j’y repense. Alors comment j’aurais pu me sentir légitime pour quoi que ce soit ?

 

🙅🏻‍♀️ Le syndrome de l’imposteur : aux armes !

 

Mais aujourd’hui j’ai identifié mon ennemi. Et je suis armée. J’ai appris à cultiver tout ça. L’estime de soi. La confiance. La légitimité. La fierté. Et ça éteint peu à peu les symptômes de ce drôle de syndrome. Avec les bonnes armes, petit à petit, il part plus longtemps. Il met du temps à revenir et ne s’installe plus aussi vicieusement et facilement qu’avant. Finalement, je me fiche de savoir si je gagne. Tout ce qui m’importe c’est de faire ce que j’aime, de ne plus me saboter. Et mieux, de savourer. C’est cette finalité là, qui m’intéresse. Apprécier, savourer, et recommencer.

 

Croyez en vous, ayez confiance, soyez fièr.e ! Et même si ce n’est pas facile tous les jours, sur le long terme, ça fera une différence.

© Gala Avanzi · 2020 · Reproduction interdite

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